Pas une thérapie.
Je ne suis pas thérapeute, et le Lab ne remplace pas un suivi. C’est une expérience collective, pas un soin.
Faisons connaissance Le Lab des Libérations
Ce n’est pas toi, le problème. Tu as juste très bien appris ta leçon : pour être aimé·e, il valait mieux ne pas déranger. Ça t’a protégé·e longtemps. Aujourd’hui, ça te coûte.
Le Lab, c’est 2 heures pour que ton corps désapprenne à tout retenir. En bougeant, en créant, avec d’autres. Pas seulement en parlant et en intellectualisant.

… le Lab est pour toi.
Parce qu’enfant, l’amour semblait avoir des conditions. Une émotion trop forte, et on te grondait ou on t’ignorait. Sage, obéissant·e, sans râler, et on te félicitait. Alors pour être sûr·e d’être aimé·e, tu t’es adapté·e aux autres. Ton corps aussi.
Savoir d’où ça vient, c’est un début. Ça ne défait rien. Ce que le corps a appris, c’est le corps qui doit le désapprendre.
Quand tu as peur, ton cœur accélère, ton ventre se noue, tes épaules montent. Ce n’est pas « dans ta tête ». C’est ton système nerveux qui passe en mode alerte. Normal, c’est son job.
Le problème, c’est quand l’alerte ne redescend jamais. La colère avalée, le « pardon » permanent, le repos interdit : ton corps reste crispé. Et un corps crispé renvoie à la tête un seul message : danger. La boucle tourne. Tu cogites parce que tu es tendu·e, tu es tendu·e parce que tu cogites.
« Somatique » vient du grec soma, le corps. Une approche somatique, c’est simplement ça : partir de ce que le corps ressent pour casser la boucle. Bouger, secouer, souffler, faire du bruit, créer avec les mains. Le corps décharge, l’alerte redescend, et la tête suit.
Parler chez le psy, ça aide. Vraiment. Mais il n’y a pas que le blabla. Tu peux tout comprendre de ton histoire et avoir encore la mâchoire serrée. Les mots passent par la tête. Le Lab passe par le corps. Les deux se complètent très bien.
Je ne suis pas thérapeute, et le Lab ne remplace pas un suivi. C’est une expérience collective, pas un soin.
Tu n’as rien à déballer. Personne ne va te demander ton histoire.
Tu n’as besoin d’adhérer à rien. On part de ce que ton corps ressent, là, maintenant.
Tu bouges comme tu veux. Personne ne regarde si c’est joli.
Concrètement, pendant 90 minutes à 2 heures, on bouge, on crée et on partage en groupe. Pourquoi ? Parce que ce que ton corps retient depuis des années ne part pas en y réfléchissant. Il faut lui donner une sortie.
Et le faire devant d’autres change tout. Tu prends de la place, tu laisses sortir ta colère, tu t’arrêtes sans rien produire. Et tu constates que personne ne part.
On secoue, on étire, on tape du pied s’il faut. Le corps décharge ce qu’il retient depuis des mois. Parfois des années.
Couleur, matière, gribouillis. Tu donnes une forme à ce qui n’a pas de mots. Zéro talent requis, promis.
Le groupe, c’est la partie magique. Tu réalises que tu n’es pas seul·e à porter. Et ça, ça allège déjà.
Je ne promets pas de miracle. Je te laisse plutôt lire celles qui sont venues.
« Merci encore Grace pour cet espace que tu nous offres afin de nous libérer et nous incarner ! »
« Séance forte ce matin… Douleurs quasi inexistantes durant cette séance… Le réveil surprend… Il reste du travail à faire… »
« Depuis notre séance, les douleurs de mon dos n’ont fait que diminuer ! […] J’ai senti une nette amélioration suite à notre lâcher-prise. Merci à toi ! »
Mon histoire
Grace Anh Dao

Je n’ai jamais vécu avec mon père. Mais sa présence fragmentée a suffi à m’obliger à être sage, docile, à ne pas faire de vagues.
À suivre ce qu’il me disait de faire, jusqu’au choix de mes études.
Avec ma mère, je devais lire l’humeur de la pièce. Je savais quand me faire petite, quand être utile. Je me suis adaptée. Depuis toute petite, j’ai dû prendre soin des autres.
Je rêvais de journalisme, ou d’être artiste comme ma mère. J’ai atterri en finance, parce que personne n’a su m’écouter, et que ça rassurait tout le monde autour de moi. Dix ans au contact des salles de marchés, un milieu où je ne me suis jamais sentie à ma place, et où je jouais un personnage.
À 33 ans, j’ai perdu ma mère, après quatre ans de maladie. Le plus grand choc de ma vie. Et mon premier réflexe ? Tenir bon. Pendant des jours, j’ai tout organisé, de la paperasse aux obsèques.
Je suis morte à ce moment-là. Mais ça a été la plus transformative des morts. Elle avait à la clé la plus belle des renaissances : celle où je me suis enfin autorisée à découvrir qui je suis.
Mon père, lui, n’a jamais vraiment été là. À 43 ans, il me ghoste carrément. Mais j’apprends à ne plus attendre sa validation pour exister.
Et cette renaissance n’a pas été la dernière. Deuils, déménagements, maternités, changements radicaux de mode de vie : j’ai vécu plusieurs morts, et autant de renaissances. Chacune m’a rapprochée un peu plus de qui je suis vraiment. De Paris à l’Asie, de Lisbonne, où je suis devenue doula et maman, à un village des Pyrénées.
Depuis 2020, j’accompagne des humain·es. Pas en leur disant quoi faire, mais en les aidant à écouter ce que leur corps sait déjà. Et j’y ai compris un truc que dix ans de finance ne m’avaient jamais appris : le corps sait lâcher. Il faut juste arrêter de lui demander de tenir.
Hypersensible, multipotentielle, neuroatypique. Longtemps on m’a trouvée « trop ». Aujourd’hui, c’est exactement ce que j’apporte dans mes ateliers.
Le Lab des Libérations, c’est l’espace que j’aurais aimé trouver plus tôt.
Le Lab s’installe où on l’invite : festival, retraite, collectif, entreprise, association.
8Labs déjà animés, en ateliers dans les Pyrénées et au Bánh Mì Women Festival.
Pour les organisateurs
Dans un programme plein de conférences et de concerts, le Lab est le moment où ton public arrête de consommer et commence à vivre quelque chose.
Les gens ne repartent pas avec des notes. Ils repartent avec une sensation dans le corps, et l’envie d’en parler. C’est ce souvenir-là qu’ils associent à ton événement.
Tu organises un festival, une retraite, un truc collectif. Écris-moi. J’arrive avec le Lab, tu t’occupes du lieu, on s’occupe du reste ensemble.
Écrire à Grace